<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="65001"%> Le Benin
Benin, Bhutan, Costa Rica: avec les contributions des fonds du Programme de Coopération Sud-Sud
Le Bénin

PortonovoLa République du Bénin est un pays côtier de l’Afrique de l’Ouest. Elle s’étend sur une superficie de 112.622 km² entre l’équateur et le tropique du Cancer (6°20’ et 12°30’ de latitude Nord et 1°30’ et 3°45’ de longitude Est). Elle est limitée au Nord par la République du Niger, au Nord-Ouest par la République du Burkina-Faso, à l’Est par la République Fédérale du Nigeria, à l’Ouest par la République du Togo et au Sud par l’Océan Atlantique. Sa façade maritime, qui s’ouvre sur le Golfe de Guinée, s’étend sur 125 km, de la frontière togolaise jusqu’à la frontière nigériane. Le Nord a une distance de 325 km de large et une longueur de 700 km.

Actuellement le Bénin compte douze Départements dont six grands au Nord: l’Atacora, la Donga, le Borgou, l’Alibori, le Zou, les Collines et six petits au Sud: l’Atlantique, le Littoral, le Mono, le Couffo, l’Ouémé et le Plateau. Ces Départements sont divisés en 77 communes. Bien que Cotonou soit la capitale économique, Porto Novo est considérée par beaucoup de personnes comme la capitale officielle et politique pour des raisons historiques.


Historie

Habitante

GenteSes origines n’ont pas été dûment documentées à cause d’un grand nombre de légendes populaires difficiles à enchaîner. Cette combinaison d’êtres magiques lui accorde un air de mystère.

Le royaume d’Allada ou Gran Ardra s’est établi au Sud du Bénin. Néanmoins, à cause des disputes en raison de la succession au trône des trois frères, en 1625 il a été décidé que le frère aîné devait devenir le roi d’Allada alors que les deux autres devraient chercher leurs propres royaumes. Le deuxième frère est parti au Sud et a fondé la ville d’Ajatchè ou Ardra (appelé Porto-Novo par les commerçants portugais), et le benjamin a fondé la ville état d’Abomey (noyau du royaume de Dahomey). Les Adja d’Abomey ont organisé un royaume très centralisé et supporté par une armée professionnelle qui a conquis la ville mère d’Allada en 1724. Au cours des années les Adja se sont mélangés avec la population autochtone donnant origine au groupe ethnique qui est connu à présent comme les Fon ou le Dahomey.

Les premiers européens à venir au Bénin ont été les portugais suivis des français, des anglais et des danois. Quoique leur intention fût le commerce, lorsqu’il y a eu besoin de main d’œuvre aux terres américaines conquises, ils ont entré dans l’affaire de la traite d’esclaves et cela en accord avec les gouvernants de l’époque. La population a diminué en raison du commerce vorace de presque 20.000 esclaves par an vers la fin du XVII siècle.

Finalement, la France a aboli l’esclavage en 1818, en ne gardant que les droits du commerce de l’huile de palme et le tabac. Cependant, comme un mouvement d’autodéfense la population a établi un protectorat en 1868.

La France a commencé à obtenir plusieurs établissements dans la côte comme c’est le cas de Cotonou. Le royaume de Porto Novo a été transformé en protectorat de la France en 1883 sans aucune résistance. Après la victoire à la décennie de 1890 l’opposition des derniers souverains d’Abomey, le territoire actuel du Bénin a été intégré à l’Afrique Occidentale Française en 1895. Aux traités franco-allemand de 1897 et anglo-français de 1898  les limites définitives de la colonie du Dahomey ont été définies.

Le pays a atteint son indépendance le 1er août 1960, comme République du Dahomey. Se recherche aujourd’hui encore, dans tous les domaines constitutifs d’un Etat viable. Les feux de la fête d’indépendance à peine éteints, le Dahomey bascule dans une période politique caractérisée, de façon globale, par des hésitations, des errements, des retours en arrière, des ingérences et des interférences déstabilisatrices.

Son premier président a été Hubert Maga, qui a été destitué 3 ans plus tard. Avant 1972, l’armée était le maître du jeu politique, la source, la garante et le seul contrepoids du pouvoir. Un bon nombre de coups d’état et de destitutions présidentielles se sont passés ensuite, le manque de stabilité politique s’est donné à cause de rivalité entre les différents groupes ethniques. Le coup d’Etat qui amène au pouvoir le 26 octobre 1972 le Chef de bataillon Mathieu KEREKOU, a imposé un frein à une pleine décennie de confusion, en inaugurant une ère de stabilité relative qui s’apparente davantage à un immobilisme politique, puisqu’aucune mutation qualitative susceptible de promouvoir un véritable consensus national ne s’opère. En 1975 un parti unique, le Parti de la Révolution Populaire du Bénin a été crée. Ce parti n’a pas attaqué les intérêts économiques européens malgré son caractère marxiste-léniniste et le pays a changé son nom à celui de République Populaire du Bénin.

Néanmoins, en 1990, après la Conférence Nationale, une nouvelle Constitution a été approuvée au moyen d’un referendum et des élections multipartis se sont tenues. Le Général Mathieu KEREKOU a permis les élections multi partis après 17 ans de gouvernement du parti marxiste unique. Nicéphor SOGLO a gagné les élections en 1991 en battant Kérékou et il a été élu Président du Bénin, le régime a abandonné l’idéologie marxiste et le pays est devenu la République du Bénin. En 1996, KEREKOU a été réélu président mais l’opposition a gagné les élections une fois de plus en 2001. En avril 2006, Yayi Boni a assumé la présidence à nos jours. Actuellement, la République du Bénin peut s’enorgueillir de devenir un levier pour l’émergence de la démocratie sur le continent. Il  faut en effet dire que les différents gouvernements, malgré leurs travers et incurie, n’ont pas souvent bénéficié d’un environnement local et international porteur. Certains stigmates de l’époque coloniale, ajoutés à d’énormes difficultés exogènes, ont achevé d’enfoncer la République du Bénin dans un marasme profond.

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Démographie

NiñosLa population actuelle est de 8.490.000 habitantes, dont 190.000 résidant dans la capitale, Porto-Novo. La densité de population moyenne est de 43hab/km², cependant il existe de grandes disparités entre le Nord (16 à 21 hab./km²) et le Sud (jusqu’à plus de 500 hab./km²). La population rurale, estimée à 56% en 2002, varie également.
La population est constitué 99% par 42 groupes ethniques africains et moins de 0,1% (5.500 personnes) sont d’origine européen. La plupart de la population se trouve située près des côtes. Les Ethnies rencontrées sont : Adja, Fon, Bariba, Dendi, Lokpa, Peulh, Otammari, Yoruba et autres.

Quelques 70% de la population respectent les croyances tribales. Le niveau d’alphabétisation est d’environ 33%. Il y a de services de santé presque partout, en partant des villes jusqu’aux villages. La langue officielle est le français et l’Anglais pour le commerce et les relations internationales mais on parle aussi le Hausa et Yoruba, particulièrement parmi la population musulmane. La région frontalière du côté de Nigeria parle le Yoruba alors que dans la région du Nord on parle le Bariba et le Dendi. L’espérance de vie est de 53 ans. La moyenne d’enfants par femme est de 5,20.

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Religion

Le Bénin est un pays très religieux, mais sa religion n’est pas très compréhensible pour les occidentaux. Les Fons professent le Vaudou au Sud et au Centre du pays mais les autres religions existantes se basent sur les mêmes principes. Son nom signifie “Dieux”, “Esprit” ou “Pouvoir” au dialecte Fon et ses fidèles croient aux forces de la nature qui sont présentes dans toutes les côtes.

Plusieurs religions sont pratiquées:

  • les religions nationales variables selon les groupes socioculturels : les peuples du Bénin ont toujours pratiqué des cultes originaux selon les traditions de chaque groupe socioculturel. Dans l’Atacora elles sont celles instituées par les premiers fondateurs. Il y a alors plusieurs divinités matérialisées par des éléments de la nature (pierre, serpent, arbre, etc.). Dans le Sud et le moyen-du Bénin, on note une nette similitude entre les panthéons Yoruba et Aja-Fon. Le Dieu suprême est Orica chez les Yoruba et  Mahu-Lisa chez les Aja-Fon. Autour du Dieu suprême (Dieu de tout l’univers) existent toute une série de puissances :
  • Sakpata ou Cankpana (divinité de la terre et de la variole) ;
  • Xebioso ou Cango (divinité du tonnerre)
  • Gu ou Ogun (divinité de la pierre et du fer), etc.
  • les religions étrangères :
  • l’Islam, introduit par les marchands Arabes, Hausa et Songhaï dans tout le Borgou et jusqu’à Djougou, et au sein des peuples Yoruba
  • le christianisme introduit par les missionnaires européens surtout dans les régions méridionales, centrales et pays Otammari.

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Economie

CaminosL’économie du Bénin est toujours sous développée et 85% dépend de l’agriculture de subsistance, c’est-à-dire du coton, de l’huile de palme, du maïs, du sorgho, des tubercules et des légumes ainsi que de l’échange régional. Les principales exportations concernent le coton, l'arachide et l'huile de palme. Les autres produits agricoles représentent un tiers du produit intérieur brut (PIB). Il y a du pétrole, de l’or, du marbre et du calcaire qui sont exploités par des étrangers, ce qui permet la sortie du capital. Le niveau de production a augmenté de 5% les six dernières années mais l’augmentation si rapide de la population a compensé cette réussite. L’inflation a baissé pendant les dernières années.

Le pays possède actuellement trois grandes réserves d’eaux thermales : Hêtin-Sota (Dangbo), Bopa et Possotomè. La seule réserve de Possotomè fait l’objet d’une exploitation industrielle par la Société Béninoise des Brasseries (SOBEBRA).

L’énergie électrique provient de deux sources qui sont :

    • importation d’énergie hydroélectrique depuis le barrage d’Akossombo (Ghana) et production d’énergie hydroélectrique à partir du barrage de Nangbeto, sur le fleuve  Mono (Togo), par la Communauté Electrique du Bénin (CEB) qui vend à la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) ;
    • trois centres implantés à Bohicon, Parakou, Natitingou  produisent  d’énergie électrique  à partir de centrales thermiques consommant du fluel (gaz-oil) gérés par la SBEE.

En plus d’énergie produit, le domaine énergétique du Bénin est largement dépendant des sources d’approvisionnement extérieures que sont la Côte-d’Ivoire, le Nigéria et le Ghana. De ce fait, il ne peut maîtriser sa politique énergétique.

Le Bénin est l’un des pays africains les moins équipés en infrastructure électrique, les zones rurales demeurent les plus touchées par ces faiblesses. Les communes qui sont électrifiées comptent très peu d’abonnés en zones rurales.

Le réseau routier a connu des développements significatifs ces dernières années mais reste très insuffisant pour couvrir les besoins de l’économie.

Le domaine de la communication téléphonique du Bénin est moins performant de la sous région.

Afin d’augmenter sa croissance, le Bénin compte attirer d’autres investisseurs étrangers, mettre l’accent sur le tourisme, faciliter le développement de nouveaux systèmes de traitement des aliments et des produits agricoles et promouvoir des nouvelles informations et la technologie des communications.

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Climat

Hipopotámo

Au Sud du Bénin, la zone subéquatoriale s'étend de 06°30 à 07° N. La pluviométrie y varie de 900 à 1500 mm/an.  La partie côtière est dominée par un climat guinéen avec une saison des pluies divisée en deux parties entrecoupées par une petite saison sèche (période de moindre pluviosité) de juillet à septembre. La première période pluvieuse intervient de mars à juillet, la seconde de mi-septembre à mi-novembre. La saison sèche dure alors de trois à quatre mois de novembre à février.

La partie Sud la plus arrosée est située au Nord de Porto-Novo. L'amplitude des variations des températures moyennes annuelles est faible avec des maxima compris entre 32 et 33°C et des minima compris entre 18 et 22°C.

Au Centre et au Nord du pays, de 07° à 10° N, s'étend une zone climatique guinéo-soudanienne où la pluviométrie est en moyenne de 1200 mm/an. Les variations de températures sont plus fortes. On y observe une unique saison des pluies et une saison sèche plus ou moins longue.

A partir de 10°N commence la zone soudanienne caractérisée par des pluies annuelles allant de 900 à 1100 mm. Ce qui caractérise cette zone, c'est un déficit pluviométrique marqué et une longue saison sèche longue qui peut s'étendre de novembre à avril. La région de Donga est marquée par une pluviométrie exceptionnellement forte pour cette latitude. Elle est ainsi de 1300 mm/an à Natitingou et au Sud de cette localité.  Cette forte pluviométrie en regard de la latitude s'explique par la présence des Monts de l'Atacora qui font barrière aux nuages en provenance de l'Atlantique. L'ensemble de ces données sont des moyennes dont l'expression reste très variable d'une année sur l'autre tant en ce qui concerne la valeur des chiffres que les dates de début et de fin des différentes saisons. Il existe aussi une forte variabilité micro géographique. Surtout en ce qui concerne la pluviosité au Sud du pays. De nombreuses pluies restent en effet très locales et sont de peu d'étendues.

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Patrimoine classé

Situé entre la rivière Niger au Nord et la baie du Bénin au Sud, le Bénin a presque la même altitude partout dans le pays. Deux grands types de paysages peuvent être définis. Dans le Sud, l’état de dégradation de la forêt originelle favorise l’établissement de savanes arbustives et arborées parsemées d’îlots de forêts denses semi-décidues (forêts sacrées et stations de recherche), de prairies aquatiques et de mangroves. Le paysage du Nord est constitué principalement de forêts denses sèches claires, de savanes arborées et arbustives. Le point culminant du Bénin est de 658 m d'altitude (Mont Sagbarao).

Le Bénin compte 46 forêts classées et 2 parcs nationaux situés au Nord du pays dans un domaine Soudano-Sahélienne.

Le domaine forestier national est classé soit sous forme de forêts classés, de Parcs nationaux ou de zone cynégétiques. Le domaine classé couvre 2,7 millions d'hectares, soit environ 24 % du territoire national. Malheureusement les surfaces boisées ont connu une forte régression, les forêts naturelles ont été fortement dégradées. Plusieurs forêts classées ont été reboisées avec des essences exotiques, surtout du teck (au alentour de la forêt de la Lama,   d'Agrimey, d’Acthérigbé et de Bonou).

Les aires protégées constituent un ensemble d’environ 1.258.200 ha regroupant:

Le Parc National de la Pendjari
2750 km2 ou 275.000 ha
Le Parc National du "W" du Niger 5630 km2 ou 563.000 ha
La Zone Cynégétique de la Pendjari
1800 km2 ou 180.000 ha
La Zone Cynégétique de la Djona
1152 km2 ou 115.200 ha
La Zone Cynégétique de l'Atacora 1250 km2 ou 125.000 ha

Le parc de la Pendjari est classé comme Réserve de la Biosphère en 1986  par l’UNESCO. Le W présente des situations écologiques différentes, plus sec au Niger et Burkina Faso, et plus humides au Bénin. Cet écosystème unique en Afrique de l’Ouest fait 10.000 km2, et partagé entre ces trois pays.

En outre il y a plusieurs réserves forestières communautaires et sacrées tout au long du pays

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Autres indicateurs du Bénin:

Indicateur du développement humain, 2005 0,437
PIB par tête (dollars américains), 2005 508
Taux d’Education 4.3
Pourcentage de croissance annuel de la population, 2005-15 2.9
Dépenses publiques en santé (% du PIB), 2004 2.5
Public expenditure on education (% of GDP), 2002-05 3.5
Alphabétisation des adultes (% d’âge de plus de 15 ans), 1995-2005 34.7
PIB (milliers de millions de dollars américains), 2005 4.3
Consommation d’électricité per capita (kilowattheure), 2004 81
Taux d’électrification (%) 22
Population sans électricité (millions) 6.5
Surface de forêt (% total de la terre), 2005 21.3
Surface de forêt (milliers de km2), 2005 23.5

Sources:

  • Bénin. Bradt Travel Guides, 2006 (www.bradtguides.com)
  • Nations Unies, Rapport sur le Développement Humain  2007-2008 http://hdrstats.undp.org/countries/
  • Wikipedia (www.wikipedia.org)
  • www.izf.net
  • www.fao.org
  • Le Bénin et le Développement.  Recueil de Témoignages publié par MANI TESE ;
  • Synthèse des Analyses. Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique, 2003
  • Kolawolé Sikirou ADAM/Michel BOKO. 1993. Le Bénin - Nouvelle édition mise à jour.  Les Editions du Flamboyant/EDICEF.

Relecture: S. Tchibozo, 2008

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